avr 28, 2012 - La boîte aux lettres    No Comments

Rewind: le fantasme du journaliste

Le célèbre site américain CareerCast.com, destiné à la recherche de travail et à l’interim, a une nouvelle fois établi un classement des 10 pires jobs de l’année. Et entre les bûcherons, les soldats et les serveurs se trouvent… les journalistes de presse écrite. En cinquième position pour être précis. L’occasion de revenir sur un article que j’avais écrit il y a moins de deux ans sur ce travail que j’ai toujours rêvé de faire et qui m’occupe encore aujourd’hui, avec autant de ferveur qu’à mes premiers jours au sein de la rédaction de Sudpresse. En espérant prouver que je ne fais pas forcément le cinquième pire job du monde…

Depuis mon entrée en secondaire, je me destinais à devenir journaliste. Je ne savais pas encore dans quelle branche je souhaitais vraiment me lancer mais je n’avais qu’une idée en tête : informer les gens. Je souhaitais toujours découvrir les coulisses de l’information, tant en radio qu’en presse écrite ou qu’en télévision. J’étais curieux de tout ce petit monde qui avait finalement un contrôle sur un large public. Un pouvoir souvent sous-estimé.

Au fur et à mesure, certainement aidé par mon père, je me suis ensuite destiné vers le sport. Le cyclisme, plus particulièrement. Deux passions combinées en un métier : je ne pouvais en effet rêver mieux. Et j’ai poursuivi mes envies jusqu’à atteindre ce statut de journaliste indépendant, un statut loin d’être rêvé mais qui me satisfait actuellement au vu des différents reportages que j’ai déjà pu effectuer tant en tant que stagiaire qu’en qualité de journaliste.

Je travaille le plus souvent à la rédaction nationale de SudPresse Sports, à Bouge. Je pars en reportage, surtout, quand la saison cycliste bat son plein. Mais cela ne signifie pas pour autant que je suis parti trois fois par semaine à la poursuite des pelotons… Loin de là. Je reste souvent sur une chaise, devant un écran TFT mal nettoyé pour quelques heures de « desk », comme on dit dans le jargon.

Cela ne me dérange pas, loin de là. J’apprécie même fortement mon boulot, qui est aussi un travail de recherche. Une sorte de journalisme assis qu’il ne faut cependant pas dénigrer tant il est aussi nécessaire à l’information fraîche que vous retrouvez chaque matin au pas de votre porte.

Cependant, il est difficile de faire comprendre à ses amis que finalement, la vie de journaliste ne se résume pas à des grands reportages en Birmanie ou au 16, rue de la Loi. Ce temps-là est de plus en plus révolu. Avec l’évolution des réseaux sociaux, le développement du Web 2.0 et la connectivité omniprésente, il n’est plus forcément « nécessaire » de se trouver à l’endroit d’un événement pour le relater au mieux. J’en ai déjà fait l’expérience à plusieurs reprises sur des courses cyclistes. Si vous ne parvenez pas à avoir les acteurs principaux de la course, difficile de réaliser des articles complets alors que les téléspectateurs ont déjà pu découvrir l’interview du podium, un quart d’heure à peine après la ligne d’arrivée.

Une frustration légitime mais qui ne fait que prouver l’évolution des technologies sur l’autoroute de l’information. Toujours plus vite, toujours plus fort. Du coup, ma vision de l’information de mon adolescence a dramatiquement changé. Il n’est plus question d’arriver le plus rapidement à l’information, il s’agit de l’analyser de la manière la plus complète possible. Poser les questions autour d’une information, y répondre ou inviter d’autres intervenants spécialistes à le faire,…

Cette réflexion est encore plus vraie dans la presse écrite où l’obligation de laisser passer 24 heures entre différentes publications oblige les journalistes à se lancer de nouveaux défis. Pour l’information brute, laissons la place à la radio, à Internet voire à la télévision. C’est souvent la réflexion que j’ai entendue. La presse écrite se doit désormais d’être un média complet et complémentaire. Elle n’est plus le média N.1 et se doit de se plier aux évolutions de l’information et des technologies.

Et pourtant, je me suis lancé dans la presse écrite quotidienne, un marché qui va de plus en plus mal. Chaque mois apporte son lot d’innovations pour donner envie au lecteur de rester auprès de son quotidien chéri. Concours, organisation de voyages, concerts ont désormais envahi mon journal. Tant que l’information reste…

Mais je me suis aussi lancé avec la rédaction Internet. Là aussi, il n’est plus question de balancer des informations brutes issues des dépêches ou d’autres sources pour espérer être lu. Il faut toujours innover. Par des sondages, des concours, des articles plus interactifs où l’Internaute, pour la première fois en connexion directe avec les fabricants de nouvelles, peut donner directement son avis, ajouter une plus-value aux textes.

Nous n’en sommes pas encore là au niveau de la presse écrite, qui reste encore un milieu fermé où l’on demande toujours aux journalistes avant tout de faire le boulot d’analyse. Car il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un métier. Traiter une information en toute objectivité est un travail intense. Et certains journalistes que j’ai côtoyés semblent l’avoir oublié, au profit d’une information biaisée qui n’offre que l’hilarité de leurs confrères.

Bref, le métier de journaliste est difficile car il relève d’une nécessité démocratique pour l’ensemble de la population. Je ne parle pas de « difficile » physiquement ou mentalement mais plutôt au niveau de la responsabilité. Alors, certes, mon travail au « desk » n’aidera pas beaucoup le journalisme à avancer, il ne fera pas fantasmer mes amis auxquels je ne pourrais que leur conter mes aventures à Meerbeke sur le Tour des Flandres, il ne sera pas autant reconnu qu’un présentateur de JT. Mais je fais le métier que j’aime et j’espère encore poursuivre de nombreuses années sur cette voie. Que ce soit devant un sale écran TFT ou sur le terrain…

Photo: Flickr – Eleven Eight

mar 26, 2012 - La boîte aux lettres    No Comments

Quick Meal Time

D’habitude, je ne suis pas très fast food. A la Belge, je préfère manger un bon cornet de frites (avec la mayonnaise au-dessus) sur une table en plastique, sous le soleil printanier plutôt que déguster un cheeseburger entre des gamins de 4 à 12 ans en train de crier pour leur Magic Box. Mais si je devais aller dans ces fast food, je préférais toujours le Quick au McDonald. C’est le combat habituel en Belgique: on préfère le Quick local ou le McDo international. J’ai toujours mieux aimé le Giant au Big Mac. C’est différent et pourtant, on compare toujours les deux firmes.

Il y a donc longtemps que je n’ai plus été au Quick ou au McDonald (bon, en-dehors des McFlurry vite fait, bien fait). Et puis, ce matin, j’ai entendu une publicité à la radio vantant le goût d’un nouveau burger de la célèbre marque belge. Il s’agit du « Crispy burger », une pièce de boeuf entourée de sauce andalouse et de chips. Oui, oui, de chips… Quick France annonce sur sa page qu’il s’agit d’un « hommage à la célèbre mitraillette ». Bon, on expliquera à nos amis d’outre-Quiévrain que la mitraillette est rarement préparée avec des chips. Alors, c’est croustillant et peut-être très bon en solo mais dans un burger, je reste dubitatif…

Directement, j’ai pensé que cette pub pouvait en fait paraître dans une vidéo d’Epic Meal Time, ces fameux trublions américains décidés à créer les plats les plus caloriques du monde à base de tranches de bacon (leur nourriture favorite) et autres aliments graisseux et tenter des les ingurgiter par la suite. Le site Le Tag Parfait en a d’ailleurs apporté une merveilleuse description. Epic Meal Time, c’est le summum de la bouffe dégueulasse mais qu’on rêverait de manger malgré tout. Un burger de 130.000 calories, un petit déjeuner à la bière et au Jack Daniel’s, une pizza aux bonbons acidulés… N’en rajoutez pas, la balance est pleine.

Certes, ça peut paraître bourrin à première vue mais la bande d’Epic Meal Time a tout de même des références derrière. Pas question d’aller chercher toutes ces idées au coin du premier supermarché venu, mais plutôt dans la culture américaine, elle-même parfois inspirée du Moyen-Âge et des recettes de ces colonies venues se poser outre-Atlantique voici plus de 500 ans. On en arrive à des plats certainement mangeables mais que personne n’oserait malgré tout toucher. Avec Epic Meal Time, la bombe calorique est lancée…

Du coup, ce burger à la sauce andalouse et aux chips me fait penser à cette bande de fêlés du fast food. Une recette à laquelle tout le monde a pensé mais que personne n’aurait imaginé créer. Et franchement, je ne pense pas que j’aurai envie de goûter à ce burger de plus de 800 calories (et plus de 60 grammes de graisse). Ou alors, je ferai 16 heures de vélo après pour essayer de perdre la graisse accumulée.

mar 17, 2012 - La boîte à images    No Comments

#TheVoiceBe: les tweets ne donnent plus autant de la voix

Ce samedi, j’ai regardé l’un des lives de #TheVoiceBe, cette émission que je suivais pourtant assidument lors des premières éditions… Vous ne connaissez pas encore #TheVoiceBe? Le hashtag (mot-clé sur le site de microblogging Twitter) est pourtant devenu indispensable pour vivre une expérience de social TV étonnante grâce à l’émission « The Voice Belgique », diffusée par la RTBF depuis la fin du mois de décembre. La télévision publique belge a, il est vrai, mis les gros moyens pour cette émission produite par Endemol et qui semblait à première vue faire tâche dans la programmation de la première chaîne du Boulevard Reyers. Pourtant, au fil des shows, l’émission a conquis de nombreux fans, et pas seulement grâce aux prestations vocales ou au jury que beaucoup ont jugé « cheap » (d’ailleurs, Quentin Mosimann et Lio sont les principaux souffre-douleurs des réseaux sociaux depuis le lancement du télé-crochet). Le concept des auditions à l’aveugle a en tout cas plu, et sur les réseaux sociaux, la page Facebook n’a pas été la seule prise d’assaut.

 

En effet, la RTBF a tenté une première véritable expérience de social TV en Belgique en offrant des vidéos bonus quasiment en direct sur Facebook mais également en proposant les meilleurs tweets avec le hashtag #TheVoiceBe durant toute l’émission. La bataille pour savoir qui allait voir son message diffusé à l’écran a débuté mais les commentaires arrivaient également à foison. Tout allait bien pour la télévision belge qui profitait de superbes audiences (The Voice a très souvent battu sa concurrente privée, RTL-TVi qui proposait alors de séries télévisées ou un magazine de société) et en plus, d’une notoriété sur les réseaux sociaux. La RTBF s’est de fait félicitée de ses débuts sur la toile. L’expérience était de taille pour un petit pays comme la Belgique, en plus divisé par les langues, mais le concept a directement plus les francophones du plat pays.

Pourtant, depuis le début des sessions en direct (les auditions étaient enregistrées quelques jours auparavant), #TheVoiceBe ne se porte pas si bien. Les audiences sont en baisse et RTL-TVi est même passé en tête pour la première fois depuis plus d’un mois. Au niveau de Twitter, l’intérêt déclinant se fait également quelque peu ressentir. Le 29 février, lors de la première émission en live, plus de 16.000 tweets avaient été partagés sur « The Voice Belgique » (que ce soit les candidats ou le hashtag #TheVoiceBe) mais ces deux dernières semaines, la RTBF ne se gargarisait plus de ces records de tweets. On remarque ainsi sur ce graphique (en-dehors de la première émission qui n’était pas en direct) que les mentions de #TheVoiceBe diminue tout de même de semaine en semaine…

 

Adrien Devyver, animateur de la « Smart Room » (cette fameuse salle où les candidats peuvent découvrir ce que les utilisateurs de Facebook et Twitter ont pu dire sur eux), avait beau s’égosiller devant le nombre de tweets à la minute record enregistré lors du mix de Quentin Mosimann (300 pour la petite anecdote), cela reste juste un pic et au total, le nombre de tweets diminue malgré tout… Et je peux le comprendre. Car moi-même, je suis beaucoup moins « The Voice Belgique » que lors des premières émissions enregistrées.

Je pense que la première raison est que le concept des lives n’est pas si novateur. Ce qui faisait la différence, c’étaient ces auditions à l’aveugle et ces duels qui permettaient au jury de choisir son équipe de chanteurs. C’était frais, ça changeait des éternels télé-crochets où les chanteurs se succédaient, étaient éliminés et basta. Cette fois, on se prenait au jeu avec les jurés. Mais durant les lives, on revient aux bases, à la mode « Star Academy ». Chantez une chanson, quittez la scène, revenez avec la star invitée de la semaine et faites vous éliminer. C’est basique mais voici à quoi cela tient désormais les lives. Il y a aussi les titres des chanteurs en herbe téléchargeables sur iTunes mais ces ventes ne semblent pas encore prendre. Sur iTunes, on ne retrouve aucun titre de nos chanteurs dans le Top-200 des singles les plus vendus en Belgique. Par contre, dans le Top-200 des albums, on retrouve le deuxième live de « The Voice Belgique » en 168e position (au 17 mars à 20h30). Mais cette vente n’en fait pas un show différent et c’est cela que je regrette…

Photo: TweetWallPro

 

Ensuite, au niveau des réseaux sociaux, il y a également eu de gros changements. Plus question d’afficher en incrustation les tweets des téléspectateurs. Cette fois, ils apparaissent (quand on sait les lire) dans la « Smart Room » et sur les tablettes des candidats. Adrien Devyver a beau nous dire qu’on est déjà « à plus de 6000 tweets » ou qu’il « faut battre des records de tweets », cela ne donne plus le même plaisir que lors de l’affichage des tweets durant lesquels les Twittos avaient droit à leur quart d’heure de gloire (il ne faut pas se voiler la face, c’est cela qu’on cherchait aussi). L’échange n’est clairement plus le même que par le passé.

Pour moi, ce sont les deux raisons principales à l’essoufflement de « The Voice Belgique », sans compter la longueur du télé-crochet qui dure déjà depuis plus de trois mois et peut évidemment en lasser beaucoup. Je resterai encore quelques fois devant les écrans, de TV et d’ordinateur, pour suivre les prestations musicales et les tweets lors de l’émission, mais je ne pense pas que je serai aussi assidu que lors des premières émissions. A la prochaine, les Twittos.

mar 15, 2012 - La boîte aux lettres    4 Comments

Il est temps de prendre le temps

Bon, j’en suis donc là. Une feuille blanche. Faut dire que je l’ai un peu cherché. C’est finalement moi qui l’ait blanchie, cette feuille. Et du coup, je me retrouve tout penaud. Non, ce n’est pas en rapport avec mon dernier billet de blog qui évoquait un début d’année sur les chapeaux de roue. Tout se passe toujours bien, la vie est belle, les oiseaux chantent et le soleil brille, surtout en cette veille de printemps.

Non, là, c’est mon blog. Il est tout blanc. A la base, je voulais simplement modifier quelques petits choses, notamment au niveau d’un hébergeur totalement foireux que je devais rapidement changer. Et puis, pouf, tous ces articles disparus. « T’es con, Greg? », j’ai dû la sortir au moins dix fois sur la soirée. Et je continue à chercher ces archives, ces quelques dizaines d’articles que j’avais écrit depuis deux ans sur cet espace de liberté. Bon, c’était pas du Baudelaire mais j’aurais quand même bien voulu en garder une trace. Ca m’apprendra à ne rien sauvegarder sur mon ordinateur, et espérer que le cloud continue à faire son travail tranquillement.

Me voici donc sur une page blanche. Je dois réécrire, et je compte bien réécrire. Car il y a beaucoup de choses à écrire. Notamment sur cette tragédie à Sierre, dans un tunnel suisse, où 28 personnes ont perdu la vie dont 22 enfants. Une tragédie, certes. Mais je rejoins l’avis de Xavier Thiriaux qui évoque une surdramatisation, une surmédiatisation et finalement un ras-le-bol légitime par rapport à d’autres tragédies qui n’ont pas eu droit au même traitement. On reparlera encore de cette rengaine du « mort au kilomètre ». Mais cela va bien au-delà de cette simple règle apprise dès la 1re année en baccalauréat en communications. Cette fois, on parle de symboles, on parle d’une journée de deuil national, d’une journée quasiment complète d’éditions spéciales aussi rébarbatives les unes que les autres, d’un Premier ministre prenant la parole lors d’une conférence de presse censée rapporter les premiers faits examinés par les autorités du Valais… C’était plus qu’une simple surmédiatisation. Et cela mène parfois à des analyses foireuses, notamment de nos amis d’outre-Quiévrain.

La conclusion maladroite de l’article du Monde sur la tragédie de Sierre

 

 

Je suis évidemment de tout cœur avec toutes les familles des victimes de ce terrible accident qui restera longtemps dans les mémoires. Comme l’attentat de la mosquée Rida à Anderlecht ou de la Place Saint-Lambert, comme la catastrophe du Pukkelpop, comme le crash de Buizingen, comme la tragédie de Ghislenghien et bien d’autres. Merci d’avoir une pensée pour eux.

Dessin: Sondron/L’Avenir
mar 11, 2012 - La boîte aux lettres    No Comments

Les débuts d’année

Les débuts d’année, c’est toujours pareil. On a l’impression qu’on va révolutionner nos vies à coups de bonnes résolutions et autres envies de changement. Je n’avais pas prévu de perdre du poids ou d’arrêter le champagne qui m’avait tapé sur la tête le jour du réveillon du Nouvel An. Rien de tout ça. J’avais juste envie que tout se passe bien, comme l’année passée. Un boulot, une belle demoiselle à mes côtés, la famille, toussa… Rien de plus.

Et finalement, c’est une putain de bonne année jusqu’à présent. Il y a eu ces deux voyages de l’autre côté des Pyrénées. Une semaine à Majorque avec l’équipe Lotto-Belisol, un point presse tout ce qu’il y a de plus normal, mais que je n’avais pas encore pu découvrir dans ma toute jeune carrière de journaliste. Bon, quatre jours avec les potes de Van den Broeck et Vanendert, c’est sympa mais à part quelques interviews et une soirée entre une bière et un coca espagnols, je n’ai pas vraiment eu l’impression de vivre ce stage pleinement. J’étais un peu à l’écart, comme les autres journalistes de la presse écrite. Comme s’il s’agissait d’une énième course du calendrier.

Le deuxième voyage m’a mené à la Costa Brava, dans la belle cité de Playa d’Aro, il est vrai plutôt éteinte en cette période de l’année. Le mois de février n’est pas très porteur pour les habitants de la côte méditerranéenne. J’étais donc cette fois parti pour quatre jours avec les Wallonie-Bruxelles-Crédit Agricole. Et avec un vélo sur place pour pouvoir profiter des superbes côtes de la région. Bon, même si ces gars sont jeunes (entre 20 et 26 ans), ils ont de la bouteille. Et tenir quinze minutes, c’était déjà pas mal pour un mec qui n’avait plus roulé depuis plus de quatre mois. Bon, et avec un léger surpoids… Mais j’ai pu profiter de la région en allant rouler à mon aise. Et puis, nous étions logés au même tarif que les coureurs au niveau des repas et de la préparation. Une équipe soudée et bien sympathique qui a bien voulu partager ces quatre jours avec quelques invités. On était loin de l’habituel point presse. Non, on était vraiment comme chez nous.

Et puis, il y a tout simplement la vie qui continue. Et ce futur qui se dessine tout doucement avec Mademoiselle. Il y a encore des détails à régler mais ça s’amorce et c’est le plus important. Reste désormais à confirmer que cette année sera aussi belle que l’an dernier. Parce que, là, ça s’annonce déjà bien. On garde le sourire et on fonce.

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